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Comment protéger les abeilles ?


Rédigé le Lundi 8 Octobre 2018 à 18:35 | Lu 392 fois | 0 commentaire(s)


Les abeilles sont menacées du syndrome d’effondrement, autrement dit de disparition. Une catastrophe potentielle que chacun peut modestement contribuer à repousser par de petits gestes.


Depuis plusieurs années, le constat est le même partout dans le monde : des colonies entières d’abeilles dépérissent. C’est le fléau dit de Colony Collapse Disorder(CCD) ou syndrome d’effondrement des colonies. Outre l’indignation que suscite le déclin des abeilles sur un plan purement écologique, les retombées économiques sont bien réelles : la pollinisation, par les services écologiques et agricoles qu’elle rend, ne pèse pas moins de 153 milliards de dollars dans l’économie mondiale.

 

Le syndrome d’effondrement doit être stoppé

 

À titre d’exemple, en 2014, en France, certaines régions (Auvergne, Pyrénées…) ont déploré la perte de 50 à 100 % de leur production de miel.

Un groupe international et indépendant de cinquante-trois scientifiques a mené une série d’études sur le rôle, fortement présumé, des pesticides systémiques, c’est-à-dire qui pénètrent dans la plante, sur le déclin des populations d’abeilles. Leurs conclusions confirment les pires craintes : parmi les pesticides les plus redoutés, les néonicotinoïdes sont responsables de l’intoxication des abeilles qui butinent les fleurs traitées, entraînant leur mort.
En 2013, un moratoire européen ordonné par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a voté l’interdiction pour deux ans des molécules jugées les plus dangereuses. Mais cela sera-t-il suffisant, quand on sait que les pesticides contaminent les sols par infiltration, et l’atmosphère par pulvérisation ? Probablement pas ; d’où l’importance de connaître les gestes qui peuvent aider les abeilles au quotidien, même s’ils sont modestes par rapport aux effets des pesticides.


Six gestes de secourisme pour aider les abeilles en détresse

 

La première chose à faire est de faire connaître la menace qui pèse sur les abeilles. Car tout le monde n’est pas au courant du danger que l’agriculture et l’environnement modernes font peser sur nos chères petites ouvrières du pollen.

 

Geste no 1 pour aider les abeilles : consommez plus de miel !

Vous pouvez tout d’abord acheter du miel produit près de chez vous de manière à soutenir les apiculteurs de votre région. Et au passage, redécouvrez combien le miel est un aliment délicieux qui peut bien souvent remplacer le sucre blanc d’un faible intérêt nutritionnel.

 

Geste no 2 pour aider les abeilles : plantez un jardin favorable aux abeilles et aux insectes.

Si vous disposez d’un jardin, d’un balcon ou de quelques pots, tout d’abord, plantez autour de vous ! Procurez-vous des graines bios de fleurs variées et parsemez-en votre jardin, votre terrasse ou vos balcons. Ne coupez pas votre gazon trop ras et laissez les petites fleurs s’y épanouir.

Puis laissez pousser une zone « sauvage » dans votre jardin où vous ne tondrez pas régulièrement ou pas du tout : cette zone deviendra rapidement une zone de biodiversité fort appréciée des insectes et des abeilles.

 

Geste no 3 pour aider les abeilles : sus aux pesticides dans le jardin.

On pense que les abeilles, comme tous les insectes et les fleurs sauvages d’ailleurs, souffrent grandement de l’utilisation trop massive de pesticides en particulier et de produits phytosanitaires en tous genres. Pour aider les abeilles, proscrivez donc tout pesticide et herbicide de votre jardin.

 

Geste no 4 pour aider les abeilles : hébergez des abeilles.

Autre petit geste assez simple, la construction d’un abri pour abeilles. Vous pouvez vous-même fabriquer un nichoir. Un nichoir protégera les abeilles notamment de l’hiver : sauvez les abeilles en leur fabriquant un nid !

 


Geste no 5 pour aider les abeilles : parrainez une ruche.

Dorénavant, chacun peut participer à une démarche qui vise à multiplier les ruchers, et les chances de survie des abeilles, comme le parrainage d’une ruche ou d’une fraction de ruche. Par l’intermédiaire du site untoitpourlesabeilles.fr, on peut s’associer à plusieurs pour parrainer une ruche.

Pour parrainer une ruche abritant une colonie d’environ 40 000 abeilles, on peut s’associer à dix personnes : un parrain par tranche de 4 000 abeilles. Votre nom sera inscrit sur la ruche, sur les pots de miel, ainsi que sur la page du site, sauf avis contraire de votre part, bien sûr.

Chaque année, les abeilles vous remercient en vous envoyant les pots de miel correspondant à votre parrainage : pour les consommer vous-même ou les offrir à des amis, et ainsi faire connaître la nécessité de les protéger.

 

Geste no 6 pour aider les abeilles : aidez à la lutte contre les frelons asiatiques.

On estime qu’il faut dix frelons asiatiques pour détruire une ruche entière d’abeilles. Un coup dur pour l’apiculture française qui souffre déjà depuis plusieurs années d’une diminution importante du nombre d’individus présents dans les ruches.

Les frelons asiatiques construisent d’énormes nids sphériques qui sont faciles à identifier et qu’il faut détruire : si vous constatez la présence d’un tel nid en haut d’un arbre de votre jardin, ne construisez pas de piège, mais signalez-le à la mairie de votre commune ou au Muséum d’histoire naturelle.

 

L’Union européenne interdit des pesticides


Trois néonicotinoïdes, des pesticides déjà soumis à des restrictions d’usage dans l’Union européenne, vont être quasiment totalement interdits après le vote, ce vendredi, d’une majorité d’États membres, a annoncé la Commission européenne.

La clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame sont des substances neurotoxiques qui s’attaquent au système nerveux des insectes. Leur avenir était en suspens depuis 2013, après une première évaluation négative de l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa).

Seule exception : les usages en serre.

L’agence avait confirmé son opinion, fin février, d’une évaluation qui est venue soutenir la volonté de l’exécutif européen d’élargir l’interdiction. Celle-ci s’applique désormais à toutes les cultures en plein champ, avec pour seule exception les usages en serre, à condition que graines et plantes ne quittent pas leur abri fermé.

Une majorité qualifiée d’États membres (au moins seize pays sur vingt-huit représentant 65 % de la population) ont apporté leur soutien à la proposition de la Commission lors d’un comité d’experts réuni ce vendredi matin, a précisé l’exécutif européen dans un court communiqué. « La Commission avait proposé ces mesures il y a des mois, sur la base de l’avis scientifique de l’Efsa. La santé des abeilles a toujours une importance cruciale pour moi, puisque cela concerne la biodiversité, la production alimentaire et l’environnement », a réagi le commissaire européen à la Santé et la Sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis.

La France produit deux à trois fois moins de miel qu’il y a vingt ans.

Les interventions de l’assemblée générale, menées par deux chercheurs à l’Association de développement de l’apiculture provençale (Adapi) d’Aix-en-Provence, étaient ciblées sur la sélection et le renouvellement du cheptel. Les apiculteurs sont soucieux de la reproduction des animaux : beaucoup ont constaté une baisse de fertilité des mâles, certainement due à des facteurs environnementaux, à la pollution, aux traitements chimiques.


Si les mâles sont moins fertiles, les femelles sont moins fécondées, et cette insuffisance de reines peut expliquer le dépérissement de certains ruchers. Cette problématique est la même chez de nombreux mammifères, mais encore plus chez les abeilles, car la durée de vie d’une abeille reproductrice est extrêmement réduite. Malgré un nombre de colonies stable, voire même en augmentation, la France produit deux à trois fois moins de miel qu’il y a vingt ans.

Damien Decante et Guillaume Kairo Appi, les chercheurs, ont expliqué la problématique et essayé de proposer des solutions. L’élevage de reines en est une : elle permet de réaliser sa sélection et d’assurer l’autonomie en reines, mais c’est une contrainte de temps et d’organisation importante.

Une autre inquiétude est celle de la maladie qui peut toucher le cheptel. Le docteur Anne Jankowiac est intervenue sur le varroa, un acarien parasite de l’abeille adulte, sa biologie et les moyens de le combattre, avec des traitements naturels, aux plantes, qui ne contaminent ni les abeilles ni le précieux miel.




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