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Bas alpins à l'étranger : Thierry Clemens en Suisse


Rédigé le Jeudi 26 Avril 2018 à 11:35 | Lu 613 commentaire(s)


Ils quittent le département mais que deviennent-ils ? Nous allons le savoir au fil des mois avec cette rubrique "Bas alpins a l'étranger "


Où habites-tu ?

 

Orsières, en Suisse, dans le canton du Valais. Un endroit pas si loin que cela de la France, puisqu’avec Chamonix d’un côté et Aoste de l’autre, mais avec une frontière de taille au milieu, la plus haute d’Europe, le Mont-Blanc.

 

 
Depuis quand ?

 

Le temps passe vite… huit ans maintenant.



Quelles sont les raisons de ton départ ?

 

Un grand classique, une opportunité professionnelle, mais, si j’ai accepté ce changement de taille, c’est principalement à cause de la difficulté de se réaliser pleinement en France. Tout y était devenu tellement compliqué !

 

 

Que fais-tu ?

 

Mon activité principale est de conseiller des entreprises, des start-up dans leur stratégie de communication,mais dans cet environnement simplifié cela n’est que mon activité principale, mais pas la seule. J’ai aussi une activité artistique, et la montagne devant la porte de la maison. De quoi s’occuper. Ici,beaucoup de personnes ont plusieurs activités, tu peux faire autre chose pendant un moment ou en même temps, prendre du temps libre, décider de travailler à fond et faire une pause ensuite. Le travail est vraiment libre et libéré.

 

 

Peux-tu me décrire les journées types là-bas ?

 

J’ai fait en sorte de travailler depuis chez moi, et comme je vis en montagne, ma journée type est rythmée par les saisons et les activités qui vont avec. Je me lève assez tôt, même très tôt, je me mets au travail rapidement dans ce que j’appelle mon bureau-atelier. En milieu de matinée je sors, ski de randonnée en hiver, course en montagne l’été. En milieu d’après-midi je rentre, je me remets au travail jusqu’à18 h 30, et on mange tout de suite. Nous sommes en montagne : on mange tôt.

 

Comment occupes-tu ton temps libre ?

 
Comme je viens de le dire, mon temps libre je le passe à regarder les sommets et à essayer d’y grimper par tous les moyens possibles. J’avais aussi une activité artistique, mais elle a quitté mon temps libre pour occuper mon temps tout court, c’est pour cela que je n’ai pas un bureau, mais un bureau-atelier.



Quel temps fait-il en ce moment ?

 

Il fait toujours beau en Valais ! Venant du Sud, quand les gens ici m’ontdit cela à mon arrivée,je croyais qu’ils plaisantaient, mais c’est bien vrai, le Valais est entouré de sommets de plus de quatre mille mètres qui le protègent des intempéries, un véritable microclimat, et je peux le dire maintenant, ce n’est pas une blague. En ce moment il neige la nuit et dansla journée le ciel est bleu. Le rêve pour qui aime skier.

 

 

 Qu’est-ce qui t’a le plus surpris à ton arrivée ?

 

Je ne vais pas céder aux clichés et parler de la propreté et de l’ordre, même si c’est un fait, mais, comme je viens de le dire, le climat était pour moi une vraie surprise. Et aussi la beauté du paysage, mais cela va sans doute avec le climat. Ici, la montagne est vraiment magnifique !

 

Et autre chose, bien sûr, le fait que le pays ait quatre langues, les annonces dans le train sont plus longues et, sans blague, je vis dans une partie francophone, à vingt minutes de chez moi on parle suisse allemand d’un côté, italien de l’autre, des fois c’est compliqué, mais c’est sympa en soirée.

 

 L’expression locale que tu utilises le plus ? Et que veut-elle dire ?

 
Salut ! pas bonjour, mais salut. Pas besoin de traduire, mais les gens se disent bonjour dans la rue, en montagne, partout. Ils se saluent. Bien sûr si tu es en ville tu ne salues pas tout le monde, mais en ville dans une rue déserte, si tu croises quelqu’un il va te saluer. Et puis ici, puisqu’on parle d’expression locale, le salut va souvent avec un « Ça va ou bien ? », et si tu le dis avec l’accent valaisan, c’est quelque chose.



 Le plat typique ?

 

Sans hésiter : la raclette. Mais pas le truc dans les petites pelles sur la table. La demi-meule que tu laissesfondre et couler dans l’assiette. Il n’y a pas de cacahouètes au comptoir, dans les fêtes il y a toujours une raclette et ses racleurs qui passent la soirée à servir une patate, un cornichon, un oignon et le fromage dessus. À toi de mettre le poivre.

 

 La boisson locale ?

 

Le vin, autre surprise de taille pour un Français. Le vin valaisan est excellent, encore dû au microclimat. Et si personne ne le sait en dehors d’ici,c’est qu’il n’a pas le temps d’être exporté, tout est consommé sur place !

 

 Qu’est-ce qui te manque le plus de Manosque ?

 

La forêt de Pélicier. Et d’ailleurs, chaque fois que je suis de passage, je me débrouille pour aller y faire un tour. D’ailleurs, nous nous y sommes croisés il y a peu, n’est-ce pas ?

 

 Qu’est-ce qui te manquerait le plus si tu partais ?

 

Ma vie ici. Mais peut-être qu’ailleurs ce sera bien aussi.

 

 Le retour, c’est pour quand ?

 

Ce n’est pas prévu et je pense ne pas prendre trop de risques en disant jamais.

 

 Une phrase pour valoriser et inciter les gens à venir ?

 

Est-ce que je suis obligé ? Ha, ha ! parce que j’aime bien être tranquille en montagne.

 

 Ce que les gens ne savent pas d’Orsières ?

 

Je dirai plutôt que la Suisse est associéeà de très nombreux clichés. J’en avais plein en arrivant,donc ce que les gens ne savent pas de la Suisse en général et du Valais en particulier c’est que ce n’est pas comme ils pensent.

 
 Les coutumes locales (vestimentaires, professionnelles…)

 
Les gens adorent faire la fête et tout est une fête, donc la principale coutume est de respecter les coutumes, à Carnaval tout le monde fait carnaval. Ce n’est pas ringard de faire partie d’une fanfare, au contraire c’est la classe. Quand les vaches descendent de l’alpage, tout le monde va les voir passer, le village s’arrête… et ceci pour chaque fête et on trouve beaucoup de prétextes pour faire la fête. Cela va un peu avec la question précédente, on n’imagine pas que les Suisses fassent autant la fête.





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